Un audit d’entreprise n’est pas une comparaison de devis. C’est une lecture méthodique de votre exposition réelle aux risques, organisée selon une grille structurante en quatre piliers qui couvre l’intégralité du périmètre d’une PME, du juridique à la protection sociale, du dommage au risque métier spécifique.
La majorité des entreprises auditées ont des contrats correctement souscrits, mais mal articulés entre eux, ou désynchronisés avec l’activité réelle qui s’est transformée depuis la dernière revue.
L’industrie de l’assurance fonctionne par produits (RC pro, MRP, cyber, prévoyance…). Cette logique de catalogue est utile au moment de souscrire, mais elle ne dit rien de la cohérence globale de votre couverture ni de ses angles morts. Notre grille les rend visibles.
Chaque pilier couvre une famille de risques distincte. À eux quatre, ils saturent l’exposition d’une entreprise : aucun risque significatif ne tombe hors grille.
L’essentiel se joue aux frontières entre piliers (RC pro + cyber, dommages + perte d’exploitation, santé + prévoyance dirigeant). C’est là qu’apparaissent les doublons et les trous.
Au sein d’un même pilier, les garanties doivent dialoguer : plafonds proportionnés au capital, franchises homogènes, déclencheurs alignés. La cohérence vaut souvent plus que la somme des garanties.
Chaque pilier est instruit indépendamment puis croisé avec les trois autres. Le rapport d’audit final est structuré selon cette même grille, vous pouvez la transmettre à un autre conseil, à un expert-comptable, à un avocat, qui retrouveront immédiatement leurs repères.
Tout dommage que votre entreprise peut causer à un tiers, client, fournisseur, salarié, voisin, public, autorité de tutelle. Pilier juridique le plus exposé en pratique, et celui dont les sinistres sont les plus longs et les plus coûteux.
L’audit examine la cohérence entre l’activité réelle déclarée, les capacités assurées, le périmètre territorial, et les exclusions standards (pollution, cyber, dirigeant) qui peuvent transformer une couverture théorique en absence de couverture effective.
Point critique : la responsabilité personnelle du dirigeant n’est pas couverte par la RC professionnelle de la société. Elle relève d’un contrat distinct (RCMS, RDD).
Tout sinistre touchant les actifs physiques et immatériels de l’entreprise : locaux, matériels, stocks, flotte, marchandises transportées, données. Pilier où les sinistres sont les plus visibles et les plus chiffrables, mais aussi le plus dépendant de l’évolution de l’activité (croissance, déménagement, nouveaux équipements).
L’audit confronte les valeurs assurées déclarées aux valeurs réelles d’aujourd’hui (inflation des matériels, sur-stocks saisonniers, biens loués) pour identifier les risques de règle proportionnelle ou d’indemnisation insuffisante.
La perte d’exploitation, souvent comprise mais mal calibrée, est traitée ici car elle est généralement souscrite avec le contrat dommages, mais son audit relève d’une lecture économique.
L’ensemble des couvertures collectives et dirigeantes en santé, prévoyance, retraite supplémentaire et épargne salariale. Pilier le plus réglementé (CCN, ANI 2016, ANI 2017) et celui qui pèse le plus dans la rémunération globale des salariés clés.
L’audit vérifie d’abord la conformité légale (DUE rédigée, cas de dispense documentés, affectation prioritaire décès cadres) puis la cohérence d’attractivité (niveau santé, plafonds prévoyance, sur-complémentaire dirigeant) face à la rémunération globale et à votre politique RH.
Articulation critique : santé collective + prévoyance collective + sur-complémentaire dirigeant + PER d’entreprise doivent former un dispositif cohérent, pas un empilement de contrats indépendants.
Les risques qui dépendent étroitement de votre secteur d’activité et qui ne tiennent pas dans les trois premiers piliers : couvertures réglementaires métier, garanties contractuelles imposées par les donneurs d’ordre, risques événementiels, montages liés à l’international.
Pilier le plus hétérogène : il varie complètement entre une PME ingénierie qui répond à un marché public, un cabinet conseil avec contrats anglo-saxons, un acteur événementiel avec annulation et contingency, ou un industriel exportateur avec garanties à l’export.
L’audit vérifie ici que les garanties exigées par vos contrats clients sont réellement actionnables, et que les risques systémiques métier (cyber pour les éditeurs SaaS, sinistre majeur événementiel, recouvrement export) sont effectivement traités.
L’audit n’est pas un échange verbal qui se dissipe. Vous repartez avec quatre documents écrits que vous pouvez transmettre à votre expert-comptable, à votre avocat, à votre direction, ou à n’importe quel autre conseil pour challenge.
Tableau synthétique structuré par pilier des écarts identifiés entre couverture actuelle et exposition réelle. Chaque écart est classé selon sa criticité (faible / modéré / critique), sa probabilité, et son impact financier estimé.
Note de synthèse écrite reprenant les points de droit applicables à votre situation : obligations légales non remplies, jurisprudence récente impactant vos garanties, articulations légales (ANI 2016/2017, loi PACTE, dispositions spécifiques métier).
Recommandations chiffrées hiérarchisées en trois temps : urgences (à traiter sous 30 jours), optimisations (à conduire dans l’année), pistes long terme. Chaque action mentionne le contrat concerné, l’impact attendu et le coût estimé.
Pour chaque contrat retenu pour mise en concurrence : grille de garanties comparées poste par poste, primes négociées auprès de 3 compagnies de notre panel, recommandation argumentée. Décision finale toujours à votre main.
L’audit complet d’une PME prend 3 à 4 semaines selon la complexité. Vous ne vous engagez qu’à la fin de la phase de cadrage, après avoir vu le plan d’action et les comparatifs chiffrés. Si l’audit conclut que vos contrats actuels sont satisfaisants, nous vous le disons honnêtement.
Première conversation pour comprendre votre activité, votre exposition, vos contrats actuels et vos sujets de préoccupation. Nous identifions les angles morts probables et nous vous disons si l’audit complet a du sens dans votre cas.
Sous 2 à 3 semaines, lecture détaillée de l’ensemble de vos contrats croisée avec votre activité réelle (organigramme, comptes, structure juridique, contrats clients clés). Production des 4 livrables écrits.
Restitution en réunion (visio ou présentiel), validation du plan d’action priorisé, lancement de la mise en concurrence sur les contrats retenus. Aucune mise en place n’intervient sans votre validation explicite.
Cabinet créé en 2018, croissance rapide, contrats d’assurance souscrits initialement via la bancassurance et un courtier généraliste, jamais réaudités depuis 4 ans. Sept contrats actifs au moment de l’audit. Croisement avec une croissance de l’effectif × 3 et une internationalisation des missions clients.
Si votre entreprise compte plus de 5 salariés et que vos contrats n’ont pas été réaudités depuis 18 mois, un cadrage de 45 minutes suffit généralement à identifier 3 à 4 angles morts. Si l’audit complet n’est pas pertinent dans votre cas, nous vous le dirons.