La prévoyance collective ne se réduit pas à la cotisation de 1,50 % T1 employeur pour les cadres (article 7 de la CCN 1947, désormais ANI 2017). Une architecture bien conçue couvre incapacité de travail, invalidité, décès, rente conjoint et rente éducation, et permet au dirigeant assimilé salarié de bénéficier d’une protection sociale équivalente à celle d’un cadre.
Hérité de l’article 7 de la convention collective nationale du 14 mars 1947 et confirmé par l’ANI du 17 novembre 2017, l’employeur doit verser une cotisation prévoyance d’au moins 1,50 % de la tranche 1 du salaire (jusqu’à 1 PASS, soit 47 100 € en 2025) pour tous les salariés relevant des catégories AGIRC-ARRCO «cadres et assimilés» (anciennement articles 4, 4 bis et 36).
Cette cotisation doit être affectée en priorité à la couverture décès. Le non-respect expose l’employeur à devoir verser au conjoint trois fois le PASS en cas de décès du salarié non couvert, soit ~141 300 € en 2025. Pour les non-cadres, l’obligation est déterminée par la convention collective de branche applicable.
Estimation indicative du coût annuel global pour l’entreprise selon votre effectif, votre architecture de collèges et votre niveau de garanties. Calibrage marché 2025 contrat responsable.
Trop d’entreprises pensent «prévoyance» uniquement «capital décès». Les trois autres risques (incapacité, invalidité, rente éducation) représentent en pratique 60 à 70 % de la sinistralité, et leur sous-couverture coûte cher au moment du sinistre.
Indemnités journalières complémentaires versées au salarié en arrêt maladie, après franchise (généralement 90 jours), pour compléter les IJ de la Sécurité sociale. Garantie la plus utilisée en pratique, taux de sinistralité élevé.
Doit assurer le maintien d’au moins 80 % du salaire net jusqu’à la reprise ou au passage en invalidité.
Rente versée au salarié en cas d’invalidité reconnue par la Sécurité sociale (1ère, 2ème ou 3ème catégorie). La rente complète la rente Sécu plafonnée à ~50 % du salaire pour reconstituer un niveau de vie.
Garantie critique : 1 salarié sur 6 connaîtra une invalidité avant la retraite.
Capital décès versé aux bénéficiaires (généralement 100-400 % du salaire annuel selon contrat) + rente viagère au conjoint survivant pour reconstituer un niveau de vie après le décès du salarié.
Pour les cadres, capital minimum à viser : 2 à 3 ans de salaire.
Rente temporaire versée à chaque enfant à charge jusqu’à un âge déterminé (généralement 18, 25 ou 28 ans pour les études). Montant variable selon âge, généralement 5 à 15 % du salaire par enfant.
Garantie peu coûteuse, fort impact pour les familles avec enfants jeunes.
Comme pour la santé, une prévoyance collective bien construite ne se mesure pas au prix affiché, mais à la cohérence entre cadre légal, niveau réel des prestations et articulation avec les autres briques.
Acte juridique fondateur (Décision Unilatérale, accord d’entreprise, référendaire). Doit définir clairement : collèges, garanties, financement, cas de dispense. Mal rédigé = risque URSSAF.
Sur les 1,50 % T1 cadres obligatoires, la majorité doit être affectée au capital décès (priorité légale). Une affectation excessive vers l’IT/invalidité peut être contestée.
Franchise généralement 90 jours (en relais du maintien employeur). Mode d’indemnisation : forfaitaire (X €/jour) ou indemnitaire (pourcentage du salaire). L’indemnitaire est plus protecteur en cas de hausse de salaire.
Rente viagère (jusqu’au décès du conjoint) bien plus protectrice qu’une rente temporaire limitée à 5-10 ans. Point d’attention majeur dans les contrats économiques.
Conditions de maintien à titre individuel après départ (retraite, chômage). Tarif encadré, mais qualité de la transition variable selon contrats. Critère marque employeur.
Ratio des prestations versées vs cotisations encaissées sur les 3 dernières années. Un S/P > 110 % annonce une hausse tarifaire significative au renouvellement. Argument clé de négociation.
PME ingénierie 28 salariés (10 cadres dont 2 mandataires sociaux assimilés salariés, 18 non-cadres). Masse salariale brute 1,4 M€. Contrat hérité 2018, socle CCN strict cadres + adhésion branche non-cadres. Couverture mandataires sociaux limitée au socle cadres, exposition personnelle des dirigeants en cas d’arrêt long.
La prévoyance collective ne se traite pas isolément. Nous l’articulons avec la santé collective, la sur-complémentaire dirigeant, le PER d’entreprise, et la rémunération globale pour construire une politique de protection sociale cohérente.
Lecture de la DUE / accord, vérification de l’affectation prioritaire décès cadres, contrôle de conformité ANI 2017. Analyse du ratio S/P sur 3 ans. Identification des écarts entre garanties et exposition réelle.
Conception d’une architecture 2 collèges (cadres + non-cadres) avec sur-complémentaire dirigeants si pertinent. Appel d’offres anonymisé auprès de 3-4 compagnies du panel. Restitution chiffrée comparative.
Rédaction de la DUE actualisée, kit de communication salariés, coordination paie / RH. Suivi annuel du ratio sinistres/primes et négociation des renouvellements.
Diagnostic du contrat actuel (DUE, niveaux, affectation décès cadres, sortie), cartographie des collèges et appel d’offres anonymisé. Réponse sous 48 h. Aucun engagement.