Bureaux, commerce, atelier, entrepôt : les fourchettes de prime 2026 par type de local, les cinq critères qui font réellement le tarif, et pourquoi la surface est le critère le moins important des cinq.
Bureaux : 300 à 600 €/an en petite surface. Commerce : 500 à 1 500 €/an. Atelier / entrepôt : couramment 1 500 à 5 000 €/an et plus.
Ce qui fait le prix : l'activité, la valeur du contenu, la protection, la sinistralité. La surface vient après.
Locataire : risques locatifs + contenu. Propriétaire non occupant : PNO.
Primes annuelles constatées pour une multirisque professionnelle standard. Le tarif réel dépend d'abord des capitaux déclarés et des garanties retenues.
| Type de local | Fourchette annuelle | Ce qui l'explique |
|---|---|---|
| Bureaux (petite surface, activité tertiaire) | 300 – 600 € | Contenu limité, risque incendie/vol modéré, pas de stock. |
| Commerce de détail | 500 – 1 500 € | Stock à assurer, exposition au vol et au vandalisme, vitrine, accueil du public. |
| Atelier / activité artisanale | 1 500 – 5 000 € | Machines, matières premières, risque incendie accru selon l'activité. |
| Entrepôt / stockage | 2 000 € et plus | Valeur concentrée du stock, surface, exigences de protection incendie (sprinklage, compartimentage). |
| Local avec perte d'exploitation | + 20 à 40 % | La garantie la plus utile est aussi celle qu'on oublie de chiffrer : elle finance la survie pendant l'arrêt. |
Fourchettes indicatives constatées sur le marché français en 2026 pour des TPE/PME. Établies sur devis selon le profil précis du local et de l'activité.
Le critère n°1. Un cabinet de conseil et une menuiserie dans le même local n'ont pas le même risque incendie, ni la même grille tarifaire chez aucun assureur.
Matériel, stock, aménagements : ce sont les capitaux déclarés qui dimensionnent la prime et l'indemnité. Pas la surface.
Le m² compte, mais surtout la construction (matériaux, mitoyenneté, étage) et l'état du bâtiment.
Alarme, rideau métallique, serrures certifiées, extincteurs : ils font baisser la prime, et surtout ils conditionnent la garantie vol.
Vos trois dernières années de sinistres suivent l'entreprise d'un assureur à l'autre et pèsent directement sur le tarif proposé.
Locataire : le bail commercial vous impose de couvrir les risques locatifs (les dommages que vous pourriez causer au bâtiment : incendie, dégât des eaux, explosion) et de fournir une attestation chaque année. Votre multirisque professionnelle porte cette garantie, plus votre contenu, votre responsabilité et, idéalement, votre perte d'exploitation. Avant de signer un bail, relisez sa clause d'assurance : certains imposent des plafonds ou une renonciation à recours (voir notre guide du bail commercial et ses assurances).
Propriétaire non occupant : le bâtiment lui-même se couvre par une assurance PNO, qui prend le relais quand le local est vacant ou quand l'assurance du locataire ne joue pas. Elle est peu coûteuse au regard du risque porté.
Propriétaire occupant : la multirisque intègre les deux volets, bâtiment et contenu. C'est le cas le plus simple, à condition de déclarer le bâtiment à sa vraie valeur de reconstruction, pas à son prix d'achat.
Et si vous changez de local, la chronologie des couvertures devient le vrai sujet : notre check-list assurance du déménagement d'entreprise la déroule étape par étape.
1. La sous-déclaration des capitaux. Déclarer 100 000 € pour un contenu qui en vaut 200 000, c'est être assuré à 50 % : la règle proportionnelle réduit l'indemnité d'autant. C'est le piège n°1, détaillé dans notre guide des 5 garanties de la MRP.
2. Les conditions de la garantie vol. La plupart des contrats exigent des moyens de protection précis. Une alarme déclarée mais hors service ou un rideau non baissé la nuit du cambriolage, et la garantie peut être refusée.
3. La vétusté. Une indemnisation "en valeur d'usage" déduit la vétusté du matériel. Sur un parc de cinq ans, l'écart avec la valeur à neuf est considérable. La clause "valeur à neuf" coûte un peu plus cher et change tout le jour du sinistre.
De 300 à 600 €/an pour des petits bureaux, 500 à 1 500 €/an pour un commerce, couramment 1 500 à 5 000 €/an et plus pour un atelier ou un entrepôt. Ce sont les capitaux déclarés et les garanties, pas la surface, qui font le tarif.
Le locataire couvre les risques locatifs et son contenu (multirisque pro, exigée par le bail). Le propriétaire non occupant couvre le bâtiment par une PNO. Le propriétaire occupant combine les deux.
L'activité exercée, la valeur du contenu, la construction, les moyens de protection et la sinistralité passée. La franchise et les plafonds ajustent ensuite.
Non : l'indemnisation dépend des capitaux déclarés, pas des m². Sous-déclarer pour payer moins expose à la règle proportionnelle au premier sinistre.
On établit les vraies valeurs à déclarer, on cale les garanties sur votre activité, et on met plusieurs assureurs en concurrence sur des bases identiques. Sans engagement.