L’indice risques industriels de France Assureurs revalorise chaque année les capitaux, les franchises et la prime des contrats d’assurance des entreprises. Il atteint 7 548 au 1er octobre 2026, en hausse de 2,3 % sur un an. Voici toutes les valeurs de 2025 et 2026, la façon dont l’indice s’applique à votre contrat, et ce qu’il ne corrige pas.
La valeur : 7 548 au 1er octobre 2026, soit + 2,3 % sur un an (7 451 au 1er juillet).
La source : France Assureurs, publication trimestrielle.
L’effet : capitaux, franchises, plafonds et cotisation évoluent dans le rapport indice d’échéance / indice de souscription.
La limite : l’indice ne suit pas vos investissements : un contrat indexé peut être sous-assuré.
L’indice risques industriels, abrégé RI, est publié chaque trimestre par France Assureurs. Il sert à revaloriser automatiquement les capitaux garantis, les franchises et les cotisations des contrats d’assurance de dommages des entreprises : multirisque professionnelle, multirisque industrielle, perte d’exploitation.
| Date d’effet | Indice RI | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| 1er janvier 2025 | 7 298 | + 0,7 % |
| 1er avril 2025 | 7 330 | + 1,5 % |
| 1er juillet 2025 | 7 348 | + 1,3 % |
| 1er octobre 2025 | 7 381 | + 1,7 % |
| 1er janvier 2026 | 7 391 | + 1,3 % |
| 1er avril 2026 | 7 407 | + 1,1 % |
| 1er juillet 2026 | 7 451 | + 1,4 % |
| 1er octobre 2026 | 7 548 | + 2,3 % |
Source : France Assureurs, récapitulatif des indices dommages aux entreprises, publication du 1er septembre 2026.
La valeur du 1er octobre 2026 marque une accélération : + 2,3 % sur un an, contre + 1,1 % à + 1,4 % sur les trois trimestres précédents. Les contrats dont l’échéance tombe au quatrième trimestre seront revalorisés sur cette base.
Un contrat indexé mentionne, dans ses conditions particulières, un indice de souscription : la valeur du RI à la date où le contrat a été établi. À chaque échéance, l’assureur compare cet indice à l’indice d’échéance, c’est-à-dire la dernière valeur publiée, et applique le rapport entre les deux.
Bâtiment, contenu, matériel, marge brute : les montants assurés sont multipliés par le rapport indice d’échéance / indice de souscription. L’objectif est que la garantie suive le coût de reconstruction et de remplacement sans avenant chaque année.
Les franchises exprimées en euros et les limites de garantie évoluent dans la même proportion. Certains contrats expriment d’ailleurs la franchise directement en multiple de l’indice.
La prime est revalorisée dans le même rapport. C’est la part mécanique de l’évolution d’un tarif : une hausse supérieure à celle de l’indice relève d’une majoration décidée par l’assureur, qui se discute.
Exemple de calcul : un contenu assuré pour 500 000 € sur un contrat souscrit avec l’indice 7 381 (1er octobre 2025). À l’échéance d’octobre 2026, l’indice vaut 7 548. Le capital garanti devient 500 000 × 7 548 / 7 381, soit environ 511 300 €, et la cotisation évolue dans la même proportion, soit + 2,3 %.
L’indice corrige l’évolution générale des coûts. Il ne sait rien de votre entreprise. Si vous avez acheté une machine, agrandi vos locaux, constitué un stock plus important ou développé votre chiffre d’affaires, vos capitaux réels ont augmenté bien plus vite que 2,3 %, et le contrat ne le sait pas.
C’est le cas le plus fréquent de sous-assurance : un contrat indexé depuis dix ans, jamais relu, dont les capitaux sont devenus sans rapport avec la réalité. La sanction est la règle proportionnelle de capitaux, qui réduit l’indemnité de tout sinistre, même partiel, dans la proportion de la sous-évaluation.
Il figure aux conditions particulières. Comparé à l’indice actuel, il donne la revalorisation cumulée appliquée depuis l’origine du contrat.
Valeur de remplacement à neuf du matériel, stock maximal de l’année, marge brute du dernier exercice : trois chiffres que votre comptabilité fournit.
Si la cotisation progresse plus vite que l’indice, demander à l’assureur ce qui justifie l’écart : sinistralité, majoration tarifaire générale, changement de garanties.
L’indice risques industriels publié par France Assureurs vaut 7 391 au 1er janvier 2026, 7 407 au 1er avril, 7 451 au 1er juillet et 7 548 au 1er octobre 2026, soit une hausse de 2,3 % sur un an pour cette dernière valeur.
Il revalorise automatiquement, à chaque échéance, les capitaux garantis, les franchises, les plafonds et la cotisation des contrats de dommages des entreprises, pour qu’ils suivent l’évolution des coûts de reconstruction et de remplacement.
France Assureurs, la fédération professionnelle des assureurs, le publie chaque trimestre, avec effet au 1er janvier, 1er avril, 1er juillet et 1er octobre. C’est un indice composite, calculé à partir d’indices de coûts de la construction, de la production industrielle et du travail.
Oui. L’indexation est la part automatique de l’évolution. L’assureur peut y ajouter une majoration tarifaire, qui doit vous être notifiée et qui ouvre, selon les clauses du contrat, une faculté de résiliation. Comparer la hausse de la prime à celle de l’indice permet d’isoler cette majoration.
Oui, et c’est fréquent. L’indice suit l’évolution générale des coûts, pas celle de votre entreprise. Des investissements, un stock plus élevé ou un déménagement font diverger les capitaux réels de ceux du contrat. En cas de sinistre, la règle proportionnelle réduit alors l’indemnité.
L’indice FFB, publié par la Fédération française du bâtiment, suit le coût de la construction et sert surtout à indexer les contrats d’immeubles et d’habitation. L’indice RI est propre aux risques d’entreprise et intègre aussi des coûts industriels et de main-d’œuvre. L’indice applicable est celui que désignent vos conditions particulières.
Envoyez-nous vos conditions particulières. On compare l’indice de souscription, les capitaux indexés et la réalité de votre activité, et on vous dit si la prime a évolué plus vite que l’indice. Sans engagement.