Aucune loi n’oblige un coiffeur à s’assurer, mais le bail commercial l’exige et le métier l’impose : de l’eau, de la chaleur, des produits et du public toute la journée. Voici les risques réels d’un salon, le piège de la location de fauteuil, les six lignes du contrat à vérifier et ce que coûte l’assurance.
La loi : aucune assurance imposée au coiffeur ; le bail commercial exige presque toujours la multirisque.
Le risque n° 1 : l’eau : bacs, lave-linge, chauffe-eau, et le voisin du dessous.
Le piège : le fauteuil loué : l’indépendant doit avoir sa propre RC pro.
Le prix : 500 à 1 500 € par an pour un commerce dans notre fourchette, plus 20 à 40 % avec la perte d’exploitation.
Aucun texte n’impose à un coiffeur de souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle ou une multirisque. Dans les faits, presque aucun salon ne s’en passe, pour deux raisons.
La première est le bail commercial : il contient presque toujours une clause qui oblige le locataire à assurer les locaux, son matériel et sa responsabilité envers le propriétaire et les voisins, et le bailleur réclame l’attestation chaque année. La seconde est le métier lui-même : un salon reçoit du public toute la journée, manipule de l’eau chaude, des produits chimiques et des appareils qui chauffent. Sans contrat, le moindre accident se paie sur la trésorerie.
Côté salariés, l’obligation est ailleurs : depuis le 1er janvier 2016, tout employeur du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective à ses salariés (article L911-7 du Code de la sécurité sociale). C’est un contrat distinct de l’assurance du salon.
Un salon de coiffure concentre sur quelques dizaines de mètres carrés de l’eau, de l’électricité, de la chaleur, des produits et du public. Les sinistres suivent ces quatre lignes.
Bacs à shampoing, lave-linge des serviettes, chauffe-eau : un salon utilise de l’eau du matin au soir. Une fuite abîme ses propres installations, mais aussi le local du voisin ou l’appartement du dessous, et c’est sa responsabilité qui est recherchée.
Séchoirs, casques, fers, lisseurs, stérilisateurs, multiprises : les appareils chauffent en continu. Un départ de feu la nuit peut fermer le salon plusieurs semaines, le temps des travaux.
Une chute sur un sol mouillé, une brûlure au fer, une irritation après une coloration ou un soin : la responsabilité civile répond, à condition que le contrat couvre les prestations de coiffure, et pas seulement la présence du public.
Vitrine et miroirs brisés, vol des produits de revente, du petit matériel ou de la caisse : ce sont des garanties à part, avec leurs conditions de protection et leurs plafonds.
Certains salons louent un poste de travail à des coiffeurs indépendants. C’est un point où les contrats se croisent mal.
La multirisque du salon couvre les locaux, le mobilier, le matériel du salon et la responsabilité de l’exploitant. Elle ne couvre pas les prestations réalisées par le coiffeur indépendant pour ses propres clients : celui-ci doit avoir sa propre responsabilité civile professionnelle, et son matériel personnel n’est pas celui du salon.
Deux précautions suffisent : exiger l’attestation de chaque indépendant dans le contrat de location du fauteuil, et déclarer à son assureur la présence de ces indépendants, pour que l’activité réelle du salon corresponde à celle du contrat.
Coiffure mixte, barbier, soins du cuir chevelu, vente de produits : le contrat doit décrire l’activité réelle. Une activité non déclarée peut faire refuser un sinistre.
Fauteuils, bacs, mobilier, appareils, stock de produits : les assurer en valeur à neuf et à leur vrai montant, sinon la règle proportionnelle réduit l’indemnité.
Franchise, recherche de fuite, dommages causés au propriétaire et aux voisins : une garantie essentielle dans un salon qui utilise de l’eau toute la journée.
Deux volets : l’exploitation, pour le public qui entre dans le salon, et la professionnelle, pour les prestations elles-mêmes.
Les protections exigées (serrures, rideau, alarme) et le plafond d’espèces en caisse sont écrits dans le contrat : les respecter, c’est être indemnisé.
Si le salon ferme après un incendie ou un dégât des eaux, le loyer, les salaires et le crédit continuent. Cette garantie les prend en charge pendant la durée choisie.
Il n’existe pas de tarif unique : la prime dépend de la surface, de la valeur du contenu, de l’adresse, des protections et de l’historique de sinistres. Pour un ordre de grandeur, notre guide des prix publie une fourchette de 500 à 1 500 € par an pour un commerce, à laquelle la perte d’exploitation ajoute 20 à 40 %.
La responsabilité civile professionnelle peut être intégrée au contrat multirisque du salon : un seul contrat, une seule échéance, et aucune zone grise entre deux assureurs.
| Ce qui fait la prime | Pourquoi |
|---|---|
| Surface et contenu | Plus de postes et d’appareils, c’est plus à reconstruire. |
| Adresse | Le risque de vol et d’incendie varie d’un quartier à l’autre. |
| Protections | Rideau métallique, serrures, alarme : elles conditionnent la garantie vol. |
| Sinistres passés | Deux dégâts des eaux en trois ans pèsent sur le tarif. |
| Options | Perte d’exploitation, bris de machine, marchandises : chacune a son coût. |
Aucune loi n’impose de responsabilité civile professionnelle ni de multirisque à un coiffeur. Le bail commercial, en revanche, oblige presque toujours à assurer les locaux et sa responsabilité, et le bailleur demande l’attestation. Pour les salariés, l’employeur doit proposer une complémentaire santé collective (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).
Il dépend de la surface, du contenu, de l’adresse, des protections et des sinistres passés. Notre guide des prix publie une fourchette indicative de 500 à 1 500 € par an pour un commerce, et de 20 à 40 % de plus avec la perte d’exploitation. Le tarif exact s’établit sur devis.
Oui pour les salariés : depuis le 1er janvier 2016, tout employeur du secteur privé doit leur proposer une complémentaire santé collective, en respectant les garanties prévues par la convention collective de la branche. C’est un contrat distinct de l’assurance du salon.
Les dommages causés aux clients pendant les prestations : brûlure, blessure, réaction à un produit appliqué. La responsabilité civile d’exploitation couvre, elle, les accidents liés au local ouvert au public, comme une chute sur un sol mouillé.
Pas les prestations du coiffeur indépendant : il doit avoir sa propre responsabilité civile professionnelle. Le salon exige son attestation et déclare à son assureur la présence d’indépendants, pour que son contrat corresponde à l’activité réelle.
Sans local, une multirisque n’a pas d’objet. La responsabilité civile professionnelle reste indispensable, complétée si besoin par une garantie du matériel transporté et par l’assurance du véhicule utilisé pour les déplacements professionnels.
Envoyez-nous vos conditions particulières : on vérifie l’activité déclarée, les capitaux et les garanties, et on vous propose mieux si c’est possible. Jusqu’au 31 décembre 2026, votre activité fait partie de celles pour lesquelles nous pouvons obtenir, sous conditions de la compagnie, jusqu’à 10 % sous le tarif de votre contrat actuel, à garanties équivalentes et en l’absence de sinistre.