Une brûlure d’épilation, une réaction à un produit, un dégât des eaux au hammam, un appareil de lumière pulsée volé : un institut de beauté cumule les risques des soins et ceux d’un commerce. Voici ce que couvrent la responsabilité civile professionnelle et la multirisque, les soins à déclarer, les six lignes du contrat et le prix.
Deux contrats : la RC pro pour les clientes, la multirisque pour l’institut, ses appareils et son stock.
La règle d’or : chaque soin proposé doit figurer au contrat, lumière pulsée et onglerie comprises.
Les équipements : sauna, hammam et balnéo se déclarent : incendie et dégât des eaux.
Le prix : 500 à 1 500 € par an pour un commerce dans notre fourchette, davantage avec des appareils coûteux.
Aucune loi n’impose d’assurance à un institut de beauté, mais deux risques très différents pèsent sur lui. Le premier touche les clientes : une brûlure lors d’une épilation, une réaction à un produit, une infection après un soin des ongles. C’est le terrain de la responsabilité civile professionnelle. Le second touche l’institut lui-même : un dégât des eaux au hammam, un départ de feu au sauna, le vol d’un appareil coûteux. C’est le terrain de la multirisque.
Le bail commercial exige presque toujours la seconde, et les clientes attendent de fait la première : un litige sur un soin se règle mieux avec un assureur à ses côtés.
Plus la carte de soins s’élargit, plus les risques se diversifient. Chaque ajout doit se retrouver dans le contrat.
Cire chaude, appareils d’épilation à la lumière pulsée ou au laser : l’usage de ces appareils est encadré par la réglementation, et un contrat qui ne les mentionne pas peut refuser le sinistre qu’ils causent.
Manucure, pédicure, prothésie ongulaire : le risque tient à l’hygiène et aux produits. Une infection ou une allergie peut engager la responsabilité de l’institut.
La chaleur et l’eau ajoutent le risque d’incendie, de brûlure et de dégât des eaux. Ces équipements changent l’analyse de l’assureur : ils se déclarent.
Un modelage de bien-être n’est pas un acte de kinésithérapie : le contrat doit décrire l’activité réelle, sans quoi la garantie peut être discutée.
En institut, la multirisque couvre les locaux, les cabines, les appareils, le stock de produits et la perte d’exploitation, et la responsabilité civile couvre à la fois le public et les soins.
À domicile ou en entreprise, sans local, la multirisque n’a plus d’objet. La responsabilité civile professionnelle devient le contrat central, complété par une garantie du matériel transporté et par l’assurance du véhicule utilisé pour les rendez-vous.
Chaque soin proposé doit figurer au contrat : épilation, soins du visage, onglerie, maquillage permanent, modelages, lumière pulsée. Une carte de soins qui évolue impose de mettre le contrat à jour.
Leur valeur à neuf, et la garantie bris de machine pour les pannes ou casses. Un appareil de plusieurs milliers d’euros ne doit pas dépendre d’une simple garantie du contenu.
Sauna, hammam, balnéo : ils se déclarent, avec les garanties incendie et dégât des eaux adaptées.
Son plafond, et les exclusions sur les actes médicaux ou paramédicaux : un institut n’est pas un cabinet médical, et le contrat le rappelle.
Produits de soin et de revente, à leur vraie valeur, pour éviter la règle proportionnelle.
Une cabine inutilisable, c’est du chiffre d’affaires perdu alors que le loyer et les salaires continuent.
La prime dépend de la surface, du nombre de cabines, de la valeur des appareils, des équipements comme le sauna ou le hammam, de l’adresse et des sinistres passés. Notre guide des prix publie une fourchette indicative de 500 à 1 500 € par an pour un commerce, avant la perte d’exploitation, qui ajoute 20 à 40 %.
Un institut équipé d’appareils de lumière pulsée ou d’un espace humide se situe logiquement dans le haut de la fourchette, ou au-delà : c’est la valeur à reconstruire et le risque d’incendie qui font la différence, pas le nom du soin.
Aucune assurance n’est imposée par la loi, mais deux contrats sont indispensables en pratique : la responsabilité civile professionnelle, pour les dommages causés aux clientes pendant les soins, et la multirisque, pour l’institut, ses appareils et son stock. Le bail commercial exige presque toujours la seconde.
Seulement si le contrat la mentionne. L’usage de ces appareils est encadré par la réglementation, et un assureur qui ne connaît pas l’activité peut refuser le sinistre. La déclarer, c’est la condition de la garantie.
Oui en pratique : une infection ou une réaction allergique après la pose peut engager sa responsabilité. En institut, l’activité doit figurer au contrat ; à domicile, la responsabilité civile professionnelle est son contrat principal.
Oui : chaleur et eau ajoutent le risque d’incendie, de brûlure et de dégât des eaux. Ces équipements se déclarent, et la prime en tient compte.
La responsabilité civile professionnelle, complétée par une garantie du matériel transporté et par l’assurance du véhicule utilisé pour les rendez-vous. Sans local, une multirisque n’a pas d’objet.
Il dépend de la surface, des cabines, des appareils, des équipements humides et des sinistres passés. Notre guide des prix publie une fourchette indicative de 500 à 1 500 € par an pour un commerce, plus 20 à 40 % avec la perte d’exploitation.
Envoyez-nous vos conditions particulières et votre carte de soins : on vérifie que chaque soin et chaque appareil est couvert, et on vous propose mieux si c’est possible. Jusqu’au 31 décembre 2026, votre activité fait partie de celles pour lesquelles nous pouvons obtenir, sous conditions de la compagnie, jusqu’à 10 % sous le tarif de votre contrat actuel, à garanties équivalentes et en l’absence de sinistre.