Chez un caviste, le stock vaut souvent plus que tout le reste de la boutique, et certaines bouteilles prennent de la valeur avec les années. Voici la licence à détenir, la façon d’assurer un stock qui varie et s’apprécie, les risques propres au métier, de la panne de cave climatisée à la casse, et ce que coûte la multirisque.
La licence : petite licence à emporter ou licence à emporter (Code de la santé publique, L3331-3).
Le stock : choisir la base d’indemnisation et le déclarer au plus haut de l’année.
Les pièges : la panne de cave climatisée, la casse en boutique, la livraison : trois garanties à vérifier.
Le prix : 500 à 1 500 € par an pour un commerce dans notre fourchette, davantage avec des grands crus.
Pour vendre des boissons alcooliques à emporter, un caviste doit détenir une licence. L’article L3331-3 du Code de la santé publique en prévoit deux : la « petite licence à emporter », limitée aux boissons du troisième groupe, et la « licence à emporter », qui autorise toutes les boissons dont la vente est permise. Un bar à vin où l’on consomme sur place relève d’une autre licence.
Aucune loi n’impose en revanche d’assurance au caviste. Le bail commercial exige presque toujours une multirisque, et la valeur du stock suffit à la rendre indispensable : c’est souvent le premier actif de la boutique.
Un caviste n’assure pas un stock ordinaire. Certaines bouteilles prennent de la valeur avec les années, les grands crus et les spiritueux rares se revendent au-dessus de leur prix d’achat, et le stock varie fortement avant les fêtes.
Le contrat précise sur quelle base le stock est indemnisé : prix d’achat, valeur de remplacement ou valeur déclarée pour les pièces rares. Le choix se fait à la souscription, pas au moment du sinistre.
Déclarer le stock au plus haut de l’année, ou prévoir une clause de variation saisonnière. Un stock sous-évalué déclenche la règle proportionnelle, qui réduit l’indemnité même sur un sinistre partiel.
Une cave de grands crus ou de spiritueux rares mérite un inventaire détaillé, avec les factures, et parfois une déclaration à part.
Champagnes, spiritueux et grands crus sont des cibles. La garantie vol impose des protections (rideau métallique, serrures, alarme) : les respecter conditionne l’indemnisation.
Une panne de la climatisation peut abîmer des bouteilles. L’appareil relève du bris de machine ; les bouteilles qu’il conservait d’une extension spécifique, à vérifier au contrat.
Les garanties de base de la multirisque, pour les murs, les agencements et le stock.
La casse accidentelle de bouteilles en boutique est souvent exclue ou plafonnée. Elle se vérifie avant de signer, pas après.
Une dégustation ou un atelier en boutique engage la responsabilité civile d’exploitation. L’activité se déclare, surtout si elle devient régulière.
Une bouteille cassée pendant le transport relève de l’assurance du transporteur ou d’une garantie des marchandises transportées, pas de la multirisque de la boutique.
La prime dépend d’abord de la valeur du stock, puis des protections contre le vol, de l’adresse, de la surface et des sinistres passés. Notre guide des prix publie une fourchette indicative de 500 à 1 500 € par an pour un commerce de détail, plus 20 à 40 % avec la perte d’exploitation. Un stock de grands crus se situe logiquement au-delà.
| Ce qui fait la prime | Pourquoi |
|---|---|
| Valeur du stock | C’est le premier montant à indemniser en cas d’incendie ou de vol. |
| Protections | Rideau, alarme, vitrine renforcée : elles conditionnent la garantie vol. |
| Cave climatisée | Le bris de machine et les marchandises conservées s’ajoutent. |
| Activités annexes | Dégustations, bar à vin, livraison : chacune se déclare. |
| Sinistres passés | Un vol récent pèse sur le tarif et sur les protections exigées. |
Pour vendre à emporter, l’article L3331-3 du Code de la santé publique prévoit la « petite licence à emporter », limitée aux boissons du troisième groupe, et la « licence à emporter », qui autorise toutes les boissons dont la vente est permise. La consommation sur place relève d’une autre licence.
Non, aucune loi ne l’impose. La responsabilité civile d’exploitation reste indispensable dès que la boutique reçoit du public ou organise des dégustations, et elle est généralement incluse dans la multirisque.
En choisissant la base d’indemnisation à la souscription (prix d’achat, valeur de remplacement ou valeur déclarée), en tenant un inventaire avec les factures et en déclarant le stock au plus haut de l’année, pour éviter la règle proportionnelle.
L’appareil relève du bris de machine. Les bouteilles abîmées par la panne ne sont couvertes que si le contrat prévoit une extension pour les marchandises qu’il conservait.
Elles engagent la responsabilité civile d’exploitation. Elles doivent être déclarées à l’assureur, surtout si elles deviennent régulières ou payantes.
Il dépend surtout de la valeur du stock et des protections contre le vol. Notre guide des prix publie une fourchette indicative de 500 à 1 500 € par an pour un commerce de détail, plus 20 à 40 % avec la perte d’exploitation.
Envoyez-nous vos conditions particulières et une estimation de votre stock : on vérifie la base d’indemnisation, les protections et les extensions, et on vous propose mieux si c’est possible. Jusqu’au 31 décembre 2026, votre activité fait partie de celles pour lesquelles nous pouvons obtenir, sous conditions de la compagnie, jusqu’à 10 % sous le tarif de votre contrat actuel, à garanties équivalentes et en l’absence de sinistre.